On est dépaysé dès la couverture, qui nous plonge sans crier gare à la planche 6 du récit. C’est bien simple, on n’y comprend rien! Sinon que le titre ne nous mentait pas: l’histoire est décalée, le héros a manqué son entrée et les personnages secondaires sont complètement désemparés par son absence. S’ensuivent de savoureux et absurdes dialogues sur la notion même de scénario, la condition de héros, la pertinence du contenu ou même l’importance du rien. Un régal pour l’amoureux du langage vrai. Pas facile à suivre et pourtant absolument génial!
Cross Fire
Ben j’ai carrément beaucoup aimé cette espèce de Da Vinci Code à la sauce Nicky Larson, moi! Même si ça reste plutôt léger et court vêtu, l’intrigue est salement documentée. D’accord, on retrouve une thématique parfois un peu trop à la mode, mais c’est traité avec beaucoup d’humour, bourré de références et de clins d’oeil, avec un design très manga, des tenues à la Cat’s Eyes, des larmes au coin des yeux, des exosquelettes et des explosions un peu partout. A mon avis, impossible de passer à côté si vous êtes de la génération Club Do’. Bref, agréablement différent des blockbusters habituels du genre!
Et puis il y a Gina *_*
Cross Fire, 6 albums jusqu’ici, de Sala et Chan, chez Soleil
- Gina *_*
Millenium #1: Les hommes qui n’aimaient pas les femmes
Ça restera l’un des gros cartons éditoriaux des années 2000: la trilogie Millenium de Stieg Larsson, publiée à titre posthume, a méchamment contribué à populariser le polar noir suédois sous nos latitudes. Seulement voilà: après les romans, une première série de films suédois et une seconde adaptation par Fincher, on pourrait se dire que c’est bon, on a compris. Ça ne m’a pourtant pas empêché de me précipiter sur cette BD. Je suis si faible…
Chaos Team #1.1
Dans un futur proche, les nations ont perdu toute influence et ce sont désormais des organisations criminelles ou religieuses qui font la loi. La société militaire privée Blackfire a mis sa meilleure équipe, la Chaos Team, au service du nouveau Pape, pour l’aider à maintenir les milices musulmanes loin de l’Europe. Mais quand les mercenaires commencent à développer des états d’âme, c’est le début des ennuis.
Le tueur #11: La suite dans les idées
En route pour un troisième cycle dans les pas de l’un des meilleurs anti-héros de la BD francophone: le Tueur est toujours aussi cynique, ses monologues et son recul par rapport la vie qu’on mène sont effrayants de justesse. Continuer à écouter le Tueur, c’est comme jouer avec le feu: on sait que c’est mal et dangereux, mais une fascination incontrôlable nous empêche de faire autrement.
Asgard #2: Le serpent-monde
Avec le premier tome, on avait commencé par croire que ça allait être l’histoire d’une chasse au monstre marin. Evidemment, quand on connaît les petites marottes de Dorison, on s’attend à du fantastique. Mais en fait, c’est simplement une histoire profondément humaine: celle d’un homme à qui les dieux n’ont pas fait de cadeaux et qui a une revanche à prendre sur la vie.
Silas Corey #1: Le réseau Aquila 1/2
La colère de Fantômas #1: Les bois de justice
Dans le but avoué de réhabiliter Fantômas, Olivier Bocquet et Julie Rocheleau plongent aux sources du plus ancien des super-vilains en adaptant les romans-feuilletons de Marcel Allain et Pierre Souvestre. Exit le côté humoristique développé dans les films avec de Funès: ce Fantômas, c’est le maître du crime et de l’effroi, un type méchant, cruel et très en colère. Emballé dans une esthétique rétro parfaitement réussie, cet album est la meilleure surprise du début 2013!
Spirou et Fantasio #53: Dans les griffes de la vipère
Spirou prend de faux airs de Largo Winch, dans ce no 53. Guet-apens financier, traque mondiale, chantage économique et femmes fatales, tout y est! L’histoire interpelle aussi les plus grands: on s’intéresse à la marchandisation des héros, réduits au rang de simples marques changeant de mains au gré des rachats et des fusions. Un excellent épisode!
Okko #8: Le cycle du feu II
Un peu fantastique mais pas trop, ce cycle du feu. Mais bien cool quand même! Toujours aussi taciturne, de moins en moins mystérieux, Okko le chasseur de démons ne nous a pas habitués à beaucoup d’humour jusqu’ici. Pas trop le genre de la maison. Et comme la vie (ou un auteur sadique, c’est selon) continue à ne pas lui faire de cadeaux, ce n’est pas près de changer.











