alix-senator-2-couvertureEh ben ça y est, j’ai finalement lu le dernier Alix Senator, un peu plus de trois mois après l’avoir acheté. « Mais pourquoi avoir attendu aussi longtemps? » En tous cas pas par manque d’intérêt, parce que j’avais plutôt bien apprécié le premier. Non, la raison est toute simple: je l’avais oublié quelque part dans ma bibliothèque.

« N’oublie pas: au premier faux pas, au premier oiseau qui vole un peu trop bas, toi et ton esclave défiguré, vous êtes morts! »
– Alix, héros jadis ingénu qui a pris de la bouteille

Et voilà à quoi sert mon board loot sur Pinterest: publier mes dernières acquisitions peut paraître un peu vain, mais c’est totalement indispensable:

  1. Ça m’empêche de racheter des BD que j’ai déjà
  2. Ça me rappelle de lire celles que j’ai achetées

Je me suis donc embarqué dans ce deuxième épisode et je ne l’ai pas regretté une seconde. Dans le premier, j’avais eu du plaisir à retrouver Alix à une nouvelle étape de sa vie, j’avais apprécié la mise en images, mais j’avais trouvé l’enquête un peu simplette. La suite prend de l’ampleur et je suis déjà plus enthousiaste! L’histoire se complique, devient plus tordue, et offre son lot de rebondissements (plus ou moins) inattendus. Suspense, violence, trahison… Valérie Mangin respecte les codes de la série-mère!

Un style graphique plus actuel
Le dessin est très réussi, à la fois proche du style de Jacques Martin et terriblement différent. En fait, c’est un peu comme si le Alix traditionnel avait découvert le relief, comme s’il passait de la 2D  la 3D. On a juste l’impression que tout est moins lisse, on gagne en épaisseur et en réalisme. La version contemporaine du dessin du maître Jacques Martin, en somme.

Un truc qui m’avait fait sourire dans le premier épisode et qui marque une véritable rupture avec le Alix traditionnel: les personnages principaux ne sont pas insensibles aux charmes des jolies filles croisées ici et là. Ça continue dans ce deuxième album. Mais la tradition est sauve: ce sont les petits jeunes qui ont la sève qui monte. Comme son alter ego à l’ancienne, Alix reste invariablement chaste (m’enfin il a quand même réussi à se débrouiller pour avoir un fils, hein)!

Alix Senator #2: Le dernier pharaon, de Mangin et Demarez, chez Casterman

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