universal-war-two-1-bajram-couvertureAprès le carton qu’a été Universal War One, Denis Bajram était attendu au tournant avec sa suite: honnêtement, ça paraissait difficile de faire aussi bien. Mais on avait tellement aimé le premier cycle et son intrigue tordue sur fond de voyages temporels entremêlés qu’on aurait eu de la peine à passer à côté de cet album. Alors, réussite ou déception? Ni l’un ni l’autre, mon général. Plutôt un peu frustré, parce que ça s’annonce bien et qu’il va falloir attendre un moment avant de connaître la suite.

« Kalish portait ce bandana à têtes de mort pour signifier qu’il était le seul à briser les règles. Si nous nous comportons tous en rebelles, cela veut dire que la rébellion contre la norme est devenue une nouvelle norme… »
– Solomon, patriarche philosophe

Cette suite débute quarante ans après la destruction de la Terre, sur une planète Mars occupée par le peuple de Canaan, fondé par les survivants de l’escadrille Purgatory, c’est-à-dire les héros du premier cycle. Vous me suivez? De toute façon c’est bien expliqué au début de l’album, pour raccrocher ceux qui n’auraient pas lu la première série. Ce qui est regrettable, soit dit en passant.

Bref, comme à chaque fois qu’il y a occupation, il y a résistance, terrorisme, attentats, violence. Les thèmes chers à Bajram sont donc tous réunis pour une intrigue qui s’annonce explosive et sans pitié. L’arrogance des Cananéens, « peuple élu » qui doit empêcher les humains de faire n’importe quoi, rappelle les heures les plus sombres du 20e siècle.

C’est reparti comme en 14
Graphiquement, ça claque. La mise en scène est toujours aussi grandiose. Les événements dans l’espace sont particulièrement spectaculaires, avec le soleil à qui il arrive de drôles de bricoles, la pauvre planète Mars qui va traverser bien des malheurs et des enfants innocents qui vont salement trinquer. La narration est à nouveau rythmée par des extraits bibliques dépoussiérés à coups d’astrophysique. Elle fait la part belle aux événements du premier cycle qui ont pris des accents de mythologie.

M’enfin on arrive vite au bout de l’album, avec pas mal de questions, encore plus d’attentes et une grosse impatience. Il faudrait voir comment se présente la suite avant d’être sûr que c’est vraiment de la balle. Dans l’immédiat, ne le lisez pas, vous risquez d’être aussi frustré que nous. On vous aura prévenu.

Universal War Two #1: Le temps du désert, de Bajram, chez Casterman

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