Le Crépuscule des dieux, on avait drôlement bien aimé jusqu’ici. D’ailleurs, avec le tome 6, on avait eu droit à une des rares très bonnes fin de cycle de ces dernières années. On avait même pensé lire la fin de la série. Fallait-il donc vraiment se lancer dans un deuxième cycle? On dirait que oui.
« Les mondes n’ont pas besoin de moi pour basculer dans le chaos, déesse prophétesse. De mon vivant, j’ai respecté les règles, et regarde le résultat! »
– Wotan, dieu mégalo
Sur les traces de Wotan et de Siegfried, Jarry et Djief nous ont plongé dans les légendes qui ont par la suite inspiré à Tolkien le Seigneur des anneaux. Autant dire qu’on a eu assez souvent l’impression d’être en terrain connu. Surtout qu’on a pu croiser par-ci par-là des références appuyées aux illustrateurs classiques de la saga ainsi qu’à l’univers visuel de la trilogie de Peter Jackson.
Mais là, on part un peu plus dans l’inconnu. Ce nouveau cycle démarre de façon assez touffue: on suit 3-4 nouveaux personnages en parallèle, il y a du centurion romain, du guerrier-loup, de la sorcière viking et même des jumeaux blonds au pouvoir destructeur. Bien sûr, on sent arriver deux ou trois trucs, on n’est pas nés de la dernière pluie. Mais ça fait rudement plaisir de retrouver ce vieux salopard de Wotan!
Côté visuel, le premier cycle recelait quelques similitudes troublantes avec Game of Thrones. « Troublantes » parce que les premiers albums sont sortis bien avant la série télé. Ces clins d’œil continuent, mais cette fois c’est clair et net: on a même droit à du « L’hiver vient ! » Il faut dire que Fimbulvetr n’est pas loin. Le « grand hiver » annonce la fin du monde dans les légendes nordiques. Et il semble véhiculer d’étranges créatures… oui, encore.
Le Crépuscule des dieux #7: Le grand hiver, de Jarry et Djief, chez Soleil




