Dans un futur proche, les nations ont perdu toute influence et ce sont désormais des organisations criminelles ou religieuses qui font la loi. La société militaire privée Blackfire a mis sa meilleure équipe, la Chaos Team, au service du nouveau Pape, pour l’aider à maintenir les milices musulmanes loin de l’Europe. Mais quand les mercenaires commencent à développer des états d’âme, c’est le début des ennuis.
« Le monde a fini par ressembler à un mauvais film de série B. Et cette fois, pas de prophète, pas de John Connor pour sauver l’humanité. »
– Cameron Pearlman, mère célibataire et membre de la Chaos Team
Après l’uchronie Block 109 et quatre autres récits de genre placés dans le même univers, Brugeas et Toulhoat ont eu envie de changer d’air. Du coup, ils se sont tournés vers une autre variante de la SF: le post-apocalyptique. La série se passe peu après que le monde ait été à moitié détruit par un blitzkrieg extra-terrestre: les aliens sont venus, ils ont tout pété et ils sont repartis.
De la série B mâtinée de jeu vidéo, bourrée de clins d’œil et de références qui font mouche… Chaos Team, c’est par des (presque) trentenaires pour des trentenaires! Ça explose, ça court, ça crie, ça sulfate et ça ventile à tout va. Le dessin est beau, le découpage ultra-dynamique et on sent chez le duo d’auteurs un immense plaisir à revisiter les classiques et les codes de ces genres.
Et pourtant, ça n’est pas simplement bourrin: comme dans Block 109, on nous offre des personnages plus complexes qu’il n’y parait (même s’il restent passablement caricaturaux pour certains). Les auteurs prennent aussi soin de semer plein de petits cailloux façon Petit Poucet, histoire de pouvoir revenir sur certains détails et nous réserver tout un tas de surprises dans la suite!
Chaos Team #1.1, de Brugeas et Toulhoat, chez Akileos




