asgard-2-couverture Avec le premier tome, on avait commencé par croire que ça allait être l’histoire d’une chasse au monstre marin. Evidemment, quand on connaît les petites marottes de Dorison, on s’attend à du fantastique. Mais en fait, c’est simplement une histoire profondément humaine: celle d’un homme à qui les dieux n’ont pas fait de cadeaux et qui a une revanche à prendre sur la vie.

 

« Un viking à la lame rouillée par le sang? Tu es courageux, intelligent et brave… et tu as un ego de la taille du Fjördland! J’en sais assez? »
– Kristen, femme viking aux charmes généreux

C’est vrai que ça saute aux yeux dès les premières pages: il a le melon, Asgard. Il faut dire qu’on lui en a fait baver depuis tout petit. C’est bien simple, si son père avait respecté la tradition, il l’aurait poignardé dès la naissance. « Les dieux m’avaient fait naître skraëling pour me faire ramper. Je m’étais forgé une jambe d’acier pour me mettre debout. »

Cette deuxième partie de l’histoire va complètement transformer Asgard. Il y a Sieglind, aussi. Le bourru découvre certains sentiments, des doutes commencent à fissurer sa belle assurance. Et pour finir, un peu comme son lointain cousin Thorgal, il veut juste qu’on lui foute la paix. Vivre tranquille, sans subir les caprices des dieux. Et le monstre? « Il ne s’agit plus de le chasser… mais de lui survivre. »

Au dessin, Meyer accompagne parfaitement ce récit très orienté sur l’action, aux dialogues rares. Le rythme et la mise en scène procurent une expérience qui tire du côté du cinéma, tout comme les scènes plus intimistes entre Asgard et Sieglind. C’est un peu dommage de les quitter à la dernière page. Surtout qu’on ne sait pas si…

Asgard #2: Le serpent-monde, de Dorison et Meyer, chez Dargaud

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