silas-coreyUn peu Sherlock Holmes, un peu Arsène Lupin, un peu Phileas Fogg, un peu James Bond… et j’en oublie sûrement d’autres un peu moins évidents. Il est pas mal du tout, ce Silas Corey!

« Que Monsieur me pardonne… Mais Monsieur souhaite-t-il que je le console de ses amours contrariées ou que je cambriole ? »
– Nam, serviteur annamite

Dans le Paris de 1917 se joue une drôle de partie bien trouble. Entre marchands d’armes, services secrets, hommes politiques, militaires et Allemands, on ne sait plus trop qui couche avec qui. Pas de quoi embarrasser Silas Corey qui a l’habitude de garder plusieurs fers au feu lui aussi: que voulez-vous, les affaires sont les affaires!

Côté dessin, c’est propre, rien à dire. Le découpage est fluide, la mise en scène plutôt classique, même si Alary nous réserve quelques planches muettes très cinématographiques. Non, le seul truc qui me gêne un petit poil, c’est la même chose que dans Il était une fois en France: ce côté « cartoon » (j’aurais bien voulu trouver des guillemets plus gros!) dans l’approche graphique, qui ne colle peut-être pas suffisamment au propos. Ou disons qui retarde l’immersion du lecteur.

Parce que côté ambiance, ça reste tout de même assez détendu: Nury a saupoudré tout l’album d’un humour fin savamment dosé. Très dandy. Et l’intrigue, d’apparence assez simple, se laisse dévoiler petit à petit comme une danseuse des Folies Bergères, laissant apparaître quelque chose de bien plus complexe et tordu. Vivement la suite de ce dyptique!

Silas Corey #1: Le réseau Aquila 1/2, de Nury et Alary, chez Glénat

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