Dans le but avoué de réhabiliter Fantômas, Olivier Bocquet et Julie Rocheleau plongent aux sources du plus ancien des super-vilains en adaptant les romans-feuilletons de Marcel Allain et Pierre Souvestre. Exit le côté humoristique développé dans les films avec de Funès: ce Fantômas, c’est le maître du crime et de l’effroi, un type méchant, cruel et très en colère. Emballé dans une esthétique rétro parfaitement réussie, cet album est la meilleure surprise du début 2013!
« J’ai aussi d’autres comptes à régler. Ceux qui ont eu l’arrogance de me juger, ceux qui ont eu l’inconscience de m’enfermer… ceux-là aussi vont subir ma colère. »
– Fantômas, super-vilain très en colère
Bon alors la BD s’appelle La colère de Fantômas… et ce n’est pas pour rien! C’est sûr qu’il est bien énervé, Fantômas. Mais au fond, on ne sait pas vraiment pourquoi. C’est sûr, il se fait arrêter, juger et décapiter. Il y a même un moment où on apprend qu’il s’est fait piquer du pognon. Mais bon… il était déjà énervé avant!
Graphiquement, c’est très réussi. Il y a un véritable style artistique, une approche visuelle proche de la peinture qui fait immédiatement penser aux affiches de cette époque. Comme celles du Chat Noir ou des Folies Bergères. Ça nous met immédiatement dans l’ambiance, tout en renforçant la tonalité très sombre du scénario. Du beau boulot!
La colère de Fantômas #1: Les bois de justice, de Bocquet et Rocheleau, chez Dargaud




