La jeune princesse abandonnée au plus profond de la forêt, la méchante reine un peu sorcière, le miroir magique, les nains, la pomme empoisonnée, le prince charmant. Tout est là… et pourtant tout est différent dans cette relecture de Blanche-Neige façon heroic fantasy.

 

 

« Cette petite traînée de Blanche-Neige embellit chaque jour davantage… Bientôt, le miroir lui obéira complètement et elle sera en âge de régner. Il faut la faire disparaître ! »
– La reine-sorcière, méchante de l’histoire

Pour la plupart d’entre nous, je veux parler des moins de soixante ans, Blanche-Neige est synonyme d’une sorte de Mireille Mathieu en jupe jaune qui chante « un jour mon prince viendra » à des petits zoziaux qui ne lui ont rien demandé. C’est bien joli, mais c’est un peu pour les petits quand même.

Dans cette version, Blanche-Neige est une jeune guerrière plutôt sexy, les nains sont d’affreux cannibales et le prince charmant victime des ambitions géopolitiques de la reine, qui elle se paie un de ces trips nécromanciens qui va bien. Un souffle nouveau plutôt bienvenu pour dépoussiérer l’icône Disney.

Le dessin est salement élégant, le découpage varié et orienté cinéma… sans aller jusqu’à la claque, disons que c’est une jolie réussite visuelle. Par contre, côté scénario, on reste un peu sur notre faim. C’est très dommage, parce qu’il y a plein de bonnes idées dans cette volonté de faire du neuf avec du vieux. Mais en fait c’est un peu court. Malgré les 56 planches, il y a pas mal de raccourcis un peu frustrants et on se dit qu’une histoire en deux tomes aurait permis d’aller plus au fond des choses. Dommage.

Blanche-Neige, de L’Hermenier et Looky, chez Ankama

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