Plusieurs cadavres de femmes décapitées sont retrouvés à Mexico. On pense aux narcos et la police ne tient donc pas à faire de vagues. Pablo Tikal, détective privé, est mis sur l’affaire. Il va recevoir le soutien de Clare Burnell, agent d’Interpol dépêchée sur place en raison de la présence d’une Américaine parmi les victimes.
« L’agent Burnell avait été plutôt réussie par le créateur, alors je lui ai demandé de me payer un coup. Il y avait peut-être moyen d’en tirer un plus tard. »
– Pablo Tikal, « privado » et homme à femmes
Agence Interpol n’est pas vraiment une série: chaque épisode sera indépendant des autres et réalisé par une équipe différente. Le fil rouge: chaque affaire met en scène des agents d’Interpol et ce sont d’ailleurs des témoignages de véritables agents qui ont servie de base à chaque scénario.
Avec ce premier tome, la série part sur de bonnes bases. Le rythme est soutenu, la narration plutôt directe. Il y a une certaine dose d’humour désabusé chez Tikal qui rappelle un peu les romans de Dennis Lehane. Et les auteurs réussissent même à éviter l’inévitable scène de Q entre les deux héros.
Pas mal du tout donc, on s’attache même suffisamment à Tikal pour regretter de devoir le quitter aussi vite. Une performance assez rare dans les one-shots. Pour autant, impossible de savoir si les autres épisodes seront du même tonneau…
Agence Interpol: Mexico, de Thirault et Marty, chez Dupuis




