Axel Rock, c’est une fausse série pour gamins que tu aurais tort de laisser passer, toi le jeune qui lis des blogs. Surtout si tu as été élevé au bon grain du Club Do’ dans ta folle jeunesse. Une abracadabrante histoire de kids embarqués dans des combats de rock à la Dragon Ball dans un univers SF déjanté? Eh ben ouais, ça marche!
« Vous avez précisé « devenir » le plus grand groupe de l’univers, pas « être ». Ça aurait été plus simple mais bon, un mot est un mot. »
– Krazzak Thot, démon
Quand un démon rencontré de nuit dans un cimetière leur propose d’exaucer un vœu, Axel et sa bande n’hésitent pas: ils seront le plus grand groupe de rock de l’univers. Et l’univers, c’est grand. Départ pour une succession de gags mêlant space opera, combats musicaux, idoles des jeunes et flatulences!
Il y a ceux qui se la pètent en se réclamant des plus grands: Moebius, Jodorowsky ou Bilal. Et ils y a ceux qui ne disent rien mais n’en font pas moins, comme Loyvet et Moustey. Dans Axel Rock, les influences sont plutôt à chercher du côté du Japon et de ces dessins animés qui ont embelli l’enfance d’une génération brimée par le Disco, la guerre froide et la dictature du fluo.
Sans prétention mais salement efficace, cet album fait la part belle aux expressions faciales exagérées et à cette faculté qu’ont les Japonais de transformer toutes sortes d’activité en combats. A mi-chemin entre l’hommage et la caricature, l’état d’esprit est très proche du jeu Brütal Legend: le rock est omniprésent, traité avec une déférence amourachée qui rappelle les grandes années de Beavis et Butthead sur MTV.
Axel Rock 1: Des stars dans les étoiles, de Loyvet et Moustey, chez Dargaud.




